- ioulaliiiiiiiiiie ! C'est la mort que le vent apporte ! ioulaliiiiiiiiie !
Eliot se retourna avec ses amis et regarda la crête opposé !
- Il y a des lièvres sur la crête, des centaines de lièvres ! ioulaliiiiiiiie !
ferrago l'assassin, portait son armure hérissée de pointes et sa masse d'arme levée au dessus de sa tête.
Pendant ses quatre jours, le seigneur blaireau avait rassemblé les lièvres de la patrouille des coureurs de fond mais également ses avant-postes et les tribus avoisinantes sous son commandement. Il les avait armé et fait marcher sur les traces de ses éclaireurs. Il frémit de plaisir en voyant la foule d'ennemi approcher, il savait que sa stratégie était sans faille. L'ennemi avait entendu le cri de guerre de Salamandastron mais ne pouvait voir les lièvres. En effet, ferrago s'était placé de façon a ce que l'ennemi ait le soleil contre lui et les vents a son désavantage. Il sentit la soif de sang monter en lui, il entendait ses ancêtres l'encourager pour ce combat, et machinalement il baissa sa masse, faisant appliquer ses ordres.
Le général Becdacier était inquiet, Le puissant rat de mer courait a coté de ses soldats et ne comprenait pas d'ou sortait ce cri, le soleil était positionné exactement au dessus de la crête vers laquelle il se dirigeait, il voyait juste quatre lièvres ramassant leurs epées et criant d'exaltation. Quant soudain, il entendit un sifflement dans l'air, il comprit ce qui se passa, il se protégea de son bouclier et ordonna a ses hommes d'en faire autant mais il était trop tard. Les deux premiers rangs de vermines s'effondrèrent transpercé par des centaines de flèches. La colonne s'immobilisa en se protégeant des projectiles, Becdacier enrageait, il n'était plus qu'a cent mètres des quatre lièvres et il ne pouvait bouger, lui et les deux milles guerriers qu'il commandait. Petit a petit, les tirs s'arrêtaient, pourquoi cessait t'il de tirer ? Becdacier risqua un regard et se mit a terre comprenant le danger, une volée de carreau transpercèrent les boucliers et brisèrent le mur. Becdacier fout de rage sonna la charge.
Les lièvres lâchèrent leurs arbalètes, saisirent leurs lances, leurs boucliers et chargèrent entraînés par leur cri de guerre.
L'ennemi était déjà en bas de la crête, ferrago sourit, tout ce passait comme il le voulait, il fit un signe de la patte et les lièvres jetèrent leurs lances dans la mêlée avant de tirer leurs épées.
Le choc fut brutal, pendant un moment Eliot crut mourir jusqu'a ce que la ligne des lièvres le dépassa. Lui et ses quatre compagnons étaient a terre, ils étaient tous blessé et un officier arborant une armure rouge, leur amena des cottes de mailles pour les protéger.
Les lièvres étaient des soldats nés, leur tactique était imparable : ils tuaient, avançaient, se protégeaient tout en maintenant la ligne. Leur stratégie marcha pendant quelques minutes jusqu'a ce que Becdacier donna ses ordres, il était lui aussi un guerrier expérimenté et avait souvent combattu des lièvres, il savait que chaque lièvres était aussi fort que 5 de ces soldats pourtant il savait que les 300 ennemis ne tiendrais plus longtemps. L'effet de surprise était passé et la ligne des lièvres commençaient a se briser, moins nombreux, les flancs étaient a sa merci. ferrago comprit ce qui allait se passer, il était rester a l'arrière avec une demi-douzaine d'officier, il se retourna et regarda au loin vers les collines en souriant puis il leur donna ses ordres et fonça vers le flanc droit.
Gormad le furet était le second de Becdacier, lui et ses hommes bien que ses pertes soient énormes avaient enfoncé le flanc droit, il regarda vers le centre et vit la ligne de combat oscillait comme un serpent, il sourit et se retourna. La dernière chose qu'il vit fut un blaireau adulte dépassant en taille les oreilles des lièvres lui fonçaient dessus.
Lorsqu'il vit ferrago se lançait dans la bataille, le capitaine perigord ordonna aux lièvres du flanc droit de se replier vers le centre. Les lièvres ne comprirent pas mais obéir. Perigord se battaient depuis si longtemps qu'il avait connu le père de ferrago, comme la plupart des seigneurs blaireaux avant leur mort, il était de coutume que lorsqu'ils voyaient leurs lièvres massacrés, la soif de sang les saisissaient et mieux valait ne pas être sur leur route a ce moment la.
A présent la ligne avait changé de position, elle était perpendiculaire a la crête. Le flanc gauche avait cédé tandis qu'au centre, la bataille faisait rage. Damog qui n'avait plus de flèches se trouvait derrière la ligne avec les blessés, il regarda la ligne qui reculait puis se retourna et vit a l'emplacement de l'ancien flanc droit, ferrago l'assassin se battant contre plusieurs dizaines d'ennemis. Les rats et autres vermines étaient de faible taille par rapport a lui. Il était transpercé en une douzaine d'endroits pourtant la soif de sang lui faisait oublier la douleur. Tuer, tuer, c'était son seul but.... D'une patte, il tenait sa masse, couverte de sang et de l'autre, une pique qui tenait les ennemis a distance.
La ligne reculait encore, Eliot n'arrivait plus a tenir son épée tellement les chocs blessaient ses pattes. Il protégeait le corps de Brin d'herbe, inconscient mais encore en vie. Il analysa la situation, plus de la moitié des lièvres avaient péris ou n'étaient plus en état de se battre. A chaque fois qu'ils tuaient un rat, dix autres arrivaient mais a chaque fois qu'un lièvre tombait, c'était un combattant en moins pour tenir. Tenir, tenir, combien de temps tiendrait t'il encore ? Il y avait encore près d'un millier d'ennemis et leur moral ne cessait d'augmenter. La fin était proche, le seigneur ferrago se battait au loin et la plupart des officiers, toujours en première ligne avaient péris, plus personne ne commandait la patrouille des coureurs de fond qui pourtant continuer de tenir sans reculer. Malgré son jeune age, Eliot connaissait tout de l'histoire de Salamandastron, et il savait que jamais un lièvre n'avait fui ou ne s'était rendu, il pleura car il savait que le destin de son peuple s'achèverait ici, la ou tout espoir avait disparu.
Becdacier savait qu'il avait gagner, même si ses soldats mouraient par dizaines, il savait que les lièvres se battaient avec l'énergie du désespoir et il les voyait tomber un a un.
Il ricana mais pas assez fort pour ne pas entendre le cor d'alarme lancé au bord de la crête. Il regarda dans cette direction, la bataille avait quelque peu cesser sous cette alerte. Puis il regarda vers le haut et son sourire s'effaça.
Une foule d'écureuils, de souris, de loutres, d'hérissons et de musaraignes se tenaient en rang et contemplaient la bataille. Becdacier prit peur, il avait déjà eu affaire a eux quelques mois auparavant, c'est d'ailleurs pour ca que lui et sa horde s'était dirigé vers la cote. Les guerriers de Mousseray l'avaient suivis. La horde s'agita sachant qu'elle avait été déjà battu par cette armée. Et la panique s'installa dans les rangs.
Un cri de guerre s'éleva dans les airs : Rougemuraiiiiiiiiille ! et une volée de flèches transperça la vermine. Eliot comprit que le vent avait tourné et décida de prendre les choses en main. ioulaliiiiiiie !!!! L'armée des lièvres enfonça dans un dernier effort le mur de rats, belettes, furets, fouines, martres, renards et autres vermines. Bientôt rejoint par les hérissons il avançait en massacrant la vermine. Les écureuils restaient au sommet de la crête et laisser pleuvoir une foule de projectile sur l'armée ennemi. Les musaraignes qui dégringolaient de la crête évitèrent les lances ennemis en glissant dessous grâce a leur petite taille, et tranchèrent les gorges des lanciers. Les loutres, elles avaient faits totalement le tour et lançaient une volée de pierre sur le flanc des ennemis. Quant aux souris, menées par le champion de Rougemuraille arborant son armure, son bouclier et sa terrible lame connu sous le nom de " tue la vermine" prit l'ennemi a revers et l'empêcha de fuir.
Le combat redoubla d'ardeur grâce au renfort mais malgré cela les combattants de Mousseray et de Salamandastron étaient toujours nettement moins nombreux !
La bataille fit rage encore pendant une heure, puis le calme s'installa seulement troublé par les gémissements des centaines de blessés.
Becdacier ricanait de plaisir, il regarda autour de lui, le sol était jonché de morts et de blessés de toute espèce. Ah ah, il n'avait jamais connu un combat aussi exceptionnelle. Il regarda en haut de la crête, plus personne ne s'y tenait, juste quelques cadavres d'écureuils et des centaines d'arcs abandonnés.
Les lâches pensa t'il en voyant au loin, les quelques soldats survivants qui s'enfuyaient.
Il fit un dernier pas puis le mur de lances qui l'entouraient se referma sous les ordres d'un écureuil. Les survivants n'avaient pas poursuivis les quelques vermines échappés, ils s'occupaient de leurs blessés. Marteo, le champion de rougemuraille, se déplaçait a travers les cadavres, reconnaissant ses amis morts pour la liberté. Puis ses pas l'amenèrent jusqu'a un regroupement. Des dizaines de lièvres entouraient Eliot qui se tenait au coté de ferrago l'assassin.
Le seigneur Blaireau avait rendu l'ame mais pourtant les morts de vermines qui l'entouraient montrés bien qu'aucun n'avaient pu s'échapper. Le chevalier de Rougemuraille, regarda une dernière fois son ami d'enfance, le seigneur ferrago qui juste qu'au bout avait défendu sa montagne et son peuple. Marteo pensa a Rougemuraille et aux nombreux habitants de Mousseray qui ne la reverrai plus. Il ne les enviait pas d'être mort mais espérait qu'il mourrait un jour en défendant son pays tel que l'avait fait ferrago l'assassin, seigneur blaireau de Salamandastron, la légendaire montagne de feu et commandant de la célèbre patrouille des lièvres des coureurs de fond ..............
Et il voulut rendre un dernier hommage aux morts victorieux avec la totalité des survivants. La nuit tombait lorsque retentit pour la dernière fois sur le lieu de la bataille le cri de guerre de Salamandastron :: ioulaliiiiiiiie !!!
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La mort doit être une femme, pour qu'on est à l'attendre si longtemps ...